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Stop Infiltration
Trois échantillons de membrane côte à côte : bitume granulé, monocouche gris clair, élastomère sombre

Conseils · 8 août 2026 · 5 min

Le goudron n’existe plus dans ce métier

Deux cent dix recherches par mois portent sur un matériau qui n’est plus utilisé. Le mot est resté, la chose a changé, et la confusion coûte parfois cher.

« Le goudron du toit » est une expression courante et un souvenir de chantier. Le goudron de houille a effectivement servi en étanchéité, il y a longtemps, et il a disparu des toitures neuves pour des raisons sanitaires et techniques. Ce que l’on pose aujourd’hui, ce sont des membranes bitumineuses modifiées, des membranes synthétiques ou des résines.

La distinction n’est pas du purisme de vocabulaire. Elle a trois conséquences pratiques.

1. Ce qui est déjà là décide de ce qu’on peut poser dessus

Toutes les membranes ne sont pas compatibles entre elles. Une monocouche synthétique posée directement sur un ancien complexe bitumineux peut se dégrader au contact, ce qui impose soit une couche de désolidarisation, soit une dépose. Identifier l’existant est donc la première question technique de tout chantier de reprise.

2. Un ancien complexe peut contenir des matériaux à traiter

Sur des bâtiments anciens, l’ancien complexe d’étanchéité ou ses accessoires peuvent relever d’une réglementation particulière au moment de la dépose. Cela se vérifie avant d’ouvrir, pas en découvrant. C’est un point à faire confirmer pour le bâtiment concerné, et non une règle générale à lire sur une page web.

3. Le vocabulaire trahit parfois le devis

Un devis qui écrit « goudron » ou « étanchéité bitumineuse » sans plus de précision ne dit pas ce qui sera posé. Ce qui doit y figurer : la nature de la membrane, son épaisseur, si elle est mono ou bicouche, son mode de fixation, et sa référence.

Ce qui se pose réellement aujourd’hui

Le bitume modifié. En bicouche soudée le plus souvent. Robuste, réparable facilement, tolérant sur un support irrégulier. C’est le complexe le plus répandu en France sur les toitures accessibles et inaccessibles.

Les membranes synthétiques. Monocouche, plus légères, soudées à l’air chaud ou fixées mécaniquement. Rapides à poser, exigeantes sur la qualité des soudures.

Les résines et systèmes liquides. Appliquées sans joint, ce qui les rend précieuses sur des surfaces tourmentées, autour des points singuliers, et là où la géométrie rend une membrane en rouleau impraticable. Exigeantes sur la préparation du support, et excellent outil mais mauvais réflexe quand elles servent à éviter de chercher.

Le comparatif détaillé est sur la page membranes.

La réponse courte, si vous êtes venu pour ça

Personne ne vous posera du goudron, et personne ne devrait vous en proposer. Si un devis en parle, demandez la référence exacte du produit prévu. La réponse à cette question suffit à juger l’interlocuteur, avec les trois documents à demander avant tout devis.

Savoir ce qui est réellement sur votre toiture

Le matériau existant décide de ce qui peut être posé dessus. Il s’identifie sur place.

Stop Infiltration est une référence indépendante sur la recherche de fuite et l’étanchéité de toiture terrasse. Elle ne recherche rien et n’exécute aucun travaux. Elle explique pourquoi le point d’entrée n’est presque jamais sous la tache, ce qu’un rapport de recherche doit contenir, et ce qu’il faut exiger avant de refaire quoi que ce soit.